Comme s'il n'y en avait pas assez, voici d'autres raisons de s'inquiéter.
En attendant la réforme promise par la ministre des Ressources naturelles Nathalie Normandeau, l'industrie gazière est régie par la Loi sur les mines.
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«On a un cadre législatif conçu pour les zones éloignées et qui s'applique maintenant au coeur du Québec urbanisé, dit-il. Les détenteurs de droit sur les ressources souterraines sont exemptés de certains articles de la Loi sur la qualité de l'environnement. Leurs projets ne sont pas soumis à des audiences devant le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Ils peuvent par exemple détourner des cours d'eau. Même le gouvernement ne s'accorde pas de tels pouvoirs pour ses propres projets.»
http://www.cyberpresse.ca/environnement/201008/18/01-4307469-une-industrie-exemptee-de-plusieurs-lois.phpTextes juridiques qui sont restrictifs en faveur des projets miniers :
Loi sur les mines
• Elle vise à « [...] favoriser la prospection, la recherche, l'exploration et l'exploitation des substances minérales et
des réservoirs souterrains [...] en tenant compte des autres possibilités d'utilisation du territoire » (art. 17, L.M.)
• « Nul ne peut interdire ou rendre difficile l'accès d'un terrain contenant des substances minérales qui font partie
du domaine de l'État à celui qui a le droit de le prospecter ou de le jalonner [...] si ce dernier s'identifie sur
demande [...] s'il exhibe son permis » (art. 26, L.M.)
• Free mining (Un droit de libre accès aux ressources) : « [...] le titulaire de droit minier ou le propriétaire de
substances minérales peut acquérir, à l'amiable ou par expropriation, tout bien nécessaire à l'accès au terrain ou
à l'exécution de ses travaux d'exploration ou d'exploitation. » (art. 235 in fine, L.M.)
Code civil du Québec
La propriété du sol emporte celle du dessus et du dessous. Toutefois, le Code civil du Québec s'empresse de préciser
que le propriétaire doit respecter, entre autres, les droits publics sur les mines. (art. 951 C.c.Q.)
En clair, cela signifie que dans l'état actuel des lois lois, comme toute la vallée du Saint-Laurent a été «claimée» (i.e. vendu aux compagnies gazières comme des concessions minières), que la vallée du Saint-Laurent, à toute fin pratique, ne nous appartient plus.